Les mythes relatifs au sommeil de l’enfant

 

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Vous est-il déjà arrivé de recevoir des conseils contradictoires concernant le sommeil de votre enfant? Voici quelques mythes que vous gagneriez à connaître sur le sujet.

 

Un bébé qui mange des céréales avant d’être mis au lit risque davantage de faire ses nuits.

Faux. Aucune étude scientifique n’a su démontrer de lien entre l’alimentation du bébé et la durée de son sommeil nocturne. Le tempérament de l’enfant, son degré de maturité et son environnement vont, entre autres, déterminer le moment auquel il fera ses nuits. Il n’est pas recommandé de donner des céréales à un bébé âgé de moins de 4 mois puisque son système digestif n’est pas prêt à assimiler la nourriture solide. L’irritation causée par les aliments pourrait provoquer l’apparition d’allergies ou d’intolérances alimentaires. De plus, l’enfant risque davantage de développer le diabète et l’obésité si l’introduction des aliments est amorcée en très bas âge.

 

Lorsque l’enfant dort, son corps est presque inactif.

Faux. Durant le sommeil, de nombreuses actions bénéfiques s’enclenchent à l’intérieur du corps de l’enfant. Entre autres, son métabolisme fait des réserves d’énergie, son corps grandit, son système immunitaire reprend des forces et ses organes se régénèrent. Lorsque l’enfant dort, son cerveau classe les informations qu’il a intégrées durant l’éveil, régule les émotions et l’humeur. Il est particulièrement actif lors du sommeil paradoxal, cette période où l’individu rêve. Il est donc erroné de croire que dormir est une perte de temps!

 

Abolir la sieste de l’enfant en après-midi facilitera le coucher du soir.

Faux. La sieste est d’autant plus importante pour les enfants qui ont de la difficulté à se coucher le soir venu. Un petit ne s’étant pas reposé après le dîner risquera d’être épuisé en fin de journée. Il aura tendance à être surexcité, irritable et opposant. Veiller à maintenir une atmosphère agréable et paisible avant le coucher sera beaucoup plus efficace que la suppression de la sieste. Une routine répétée soir après soir mènera votre enfant à être plus calme avant le coucher.

 

Faire une activité physique exigeante avant le coucher favorise le sommeil.

Faux. L’activité physique permet effectivement à l’enfant de dépenser son énergie et ainsi d’avoir un sommeil plus réparateur. Par contre, il est recommandé de planifier des périodes d’activités intenses au moins trois heures avant le coucher, soit en fin d’après-midi ou en début de soirée. Dans le cas contraire, l’enfant risquerait d’être plus fébrile en soirée et son sommeil pourrait être perturbé. Pour détendre votre enfant, vous aurez avantage à lui proposer des activités calmantes comme jouer avec de la pâte à modeler, colorier, faire des casse-tête, regarder des livres, pratiquer des postures de yoga, prendre un bain, etc.

 

Relaxer devant la télévision avant de se coucher prédisposera mon enfant au sommeil.

Faux. Écouter une émission télévisée, assis confortablement sur la causeuse, semble bien reposant. Le corps est effectivement détendu, mais le cerveau, lui, est bombardé d’informations. De plus, la lumière de certains écrans fait diminuer la production de mélatonine, l’hormone prédisposant au sommeil. Tous les écrans confondus, soit la télévision, les cellulaires, les ordinateurs, les consoles de jeux vidéo et les tablettes sont donc à éviter avant le coucher. Lire une histoire en famille ou regarder un album photo avant de mettre votre petit au lit sera tout aussi relaxant et contribuera à la solidification des liens affectifs qui vous unissent. 

 

Laisser jouer de la musique durant le sommeil de l’enfant engendrera un sommeil paisible.

Faux. La musique, même si elle n’est qu’instrumentale, peut effectivement nuire au sommeil du petit. Les mélodies sollicitent continuellement le cerveau. En conséquence, cela peut générer un sommeil moins récupérateur. À long terme, l’enfant pourrait présenter des signes de fatigue durant la journée. De plus, s’il se réveille en pleine nuit, alors qu’il a l’habitude de s’endormir avec de la musique, il pourrait développer des difficultés à se rendormir de façon autonome. Utilisée régulièrement lors du rituel précédant le coucher, la musique douce permet à l’enfant de se préparer mentalement à aller dormir. Pour permettre à son cerveau de s’abandonner au sommeil profond, il est préférable d’arrêter la musique dès que l’enfant se met au lit.

 

Dormir davantage la fin de semaine compense le manque de sommeil accumulé durant la semaine.

Faux. Entre 10 et 12 heures de sommeil par nuit sont généralement nécessaires pour les jeunes âgés de moins de 16 ans. Lorsque le manque de sommeil est persistant, l’enfant développe une dette de sommeil qui est difficile à éliminer. Une fatigue récurrente pourrait nuire à sa santé et l’amener à développer des troubles de comportement. Fixer des heures de coucher et de lever stabilisera son horloge biologique et permettra à l’enfant d’être pleinement reposé. Selon une récente étude1, les enfants qui se couchent régulièrement à la même heure ont une meilleure capacité de mémorisation. Cette affirmation touche particulièrement les enfants de trois ans, pour qui le développement cognitif est en plein essor.

 

Comme de nombreuses informations divergentes circulent au sujet du sommeil, il est facile de s’y perdre. Vous aurez avantage à vérifier l’exactitude de ces renseignements. Sachez surtout être à l’écoute des besoins de votre enfant et utilisez votre bon jugement!

 

 

Laury Boisvert

Coach familial, B. Éd. 

Fondatrice de Coaching familial La Lanterne

 418-934-9839

laury@lalanterne-coaching.com

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